un.monstre.blanc : oula ne t'énerve pas si ça te dérange je supprime mon article. Le principe en fait c'est que j'écris un commentaire sur un article qui me plait je fais un screen et je le met sur mon blog
"Que plus rien émeut" a à peine vingt. Des bleus sur les genoux, une main qui caresse ma cuisse. Les sensations sont partis depuis trop longtemps, anesthésie, anesthésie des sentiments. Reste les crises et le silence, le silence et les vides. Les gens baissent les bras. Retroussons nos manches, les rêves éveillés reviennent doucement, après la lutte et l'attente. Mais rien n'est réalisé, tout est à faire. Et moi, moi, je veux juste dormir éveillée, dormir et rêver.
Et si on y allait pas? Private joke, semblerait. Si on restait ici tranquillement à regarder le temps passer? Sans avoir de prise, des prises multiples et glissantes qu'on a laissé filer pour chercher celle qui nous maintient en place, sans électricité, avec les empreintes des doigts bien dessinées. Ma valise sur le sol poussiéreux, à moitié vide comme on dit pas. Je suis un glaçon, là-bas, je suis un glaçon tellement gros qu'il me faut plusieurs heures pour fondre dans l'évier et me libérer des fils brodés dans ma glace.
Here we are. Silencieuse, fatiguée. Ces images d'apocalypse. Distance, je ne rentre pas dans l'histoire. Je repensais à lui. Plus d'un an, c'est passé si vite. Il ne la connaitra pas cette année. Toujours ce même sentiment d'injustice, de vide immense, à se demander comment ils le comblent. Mais il n'y a pas de réponse, juste l'absence et la soif de vivre, le combat et un peu d'espoir pour survivre. Mon carburant est mélodique, énergie instrumentalisée. Demain ou un autre jour il faudra affronter. Sourire aux fantômes du passé. Et puis MOVE ON. Jour et semaine d'action. Silencieuse, fatiguée. Don't need a break. Les heures de sommeils supplémentaires se sont absentées du compteur.
Silence radio.
CLAP! Action!
Quand la bulle éclatera, quand tout ça explosera, quand je me révèlerais. Armez-moi de patience. Celui là est essentiel, regardez son regard, absent. Il fait le rythme, et plus. La rage dans la douceur du visage, un souffle d'air qui se dessine. La bouche s'ouvre puis se referme. Allons voir ailleurs si j'y suis.
C'est un instant qu'on pourrait filmer. Elle, sous mon duvet, les yeux mis-clos de sommeil, me regardant, aveuglée par la lumière du jour, et moi, mangeant mon yaourt nature, raclant les bords avec ma langue, assise en tailleur sur le parquet. Je remarque qu'elle me regarde, un sourire éclatant se dessine sur mes lèvres. Deux jours sans ma solitude. Et ce silence des villes, la discussion des gens du bar d'en dessous et le bruit de la circulation. Une scène d'Honoré, pourquoi pas, tant qu'à y être. Des acteurs de passages.